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Contrat de coaching modèle

Quatre entrepreneurs et entrepreneuses sont autour d’une table. Les deux debout sont en train de coacher les deux assises. Le fond est coloré, jaune moutarde et beaucoup d’objets se trouvent sur la table : papiers, crayons, carnets et tasses de café.
Crédits : Moe Magners - Pexels


Contrat de coaching : comment le rédiger ?


Aujourd’hui, les coachs fleurissent comme les marguerites au printemps ou les Spritz en été : ils sont partout. Et c’est normal, il n’existe pas de diplôme d’État qui réglemente cette appellation de coach professionnel ou les formations de coaching. Tout le monde peut devenir coach et se nommer coach professionnel dans n’importe quelle thématique.


Face à des promesses parfois trompeuses ou des objectifs irréalisables, difficile de savoir qui sont les coachs sérieux avec des outils sérieux ou non.


C’est pour cette raison qu’il est primordial d’établir un contrat de coaching et d’accompagnement si tu es toi-même coach pour les entreprises ou en session individuelles.


Quelles sont les informations à mettre dans un contrat de coaching ? Qui peut rédiger ce contrat ? Comment fixer le cadre de ce contrat d’accompagnement ? Est-ce que l’on peut être consultant-coach ?


Legal Peach te donne les clés pour rédiger tes contrats de coach avec sérénité pour dérouler au mieux ton programme de coaching.


Deux entrepreneurs sont assis pas terre. À gauche une femme et à droite un homme. La femme a devant elle, sur le carrelage blanc, un ordinateur portable et tend une feuille avec des analyses statistiques à l’entrepreneur à droite.
Crédits : Mart Production - Pexels

Les 6 informations essentielles à mettre dans son contrat de coaching.


Que tu sois coach depuis 6 mois, plusieurs années ou bien que tu te lances juste après ta formation de coaching, le contrat est nécessaire pour encadrer juridiquement la relation que tu entretiens avec tes coaché·es et les former.


Les informations qui vont suivre sont à adapter en fonction de ta clientèle et tes prestations.

Voici les éléments à mettre dans le contrat pour :

  • poser le cadre de référence de l’accompagnement ;

  • les objectifs qui sont atteignables ;

  • aider l’autre à se former sans se substituer à sa pensée ;

  • expliquer les moyens que tu mets en œuvre pour exercer ta pratique de coach.


La durée de l’accompagnement


Première chose à renseigner : la durée du coaching.


Soit tu définis la temporalité en termes de mois ou bien en nombre de séances de coaching.

La meilleure solution reste bien évidemment de mélanger les deux : mettre le nombre de séances qui seront à faire pour terminer le cursus dans une temporalité définie.


Les règles de confidentialité


Investir en soi, dans son business ou son projet professionnel est un gage de confiance envers tes compétences, ta personne et ta pratique du coaching. Et pour atteindre les résultats attendus, il faut parfois divulguer des informations précieuses sur soi ou sur son entreprise.


Dans ton contrat de coaching, n’oublie pas de mettre tes règles de confidentialité et d’expliquer la manière dont tu vas traiter les informations recueillies.


Sur quelle durée vas-tu les garder, pour quelle utilisation ta cliente accepte de te les donner ?

Mentionne aussi que tout ce que tu produis est de ta propriété intellectuelle et qu’en cas de plagiat, tu peux te retourner contre la personne.

C’est un différent quand il s’agit de coaching en entreprise ou de coaching spécialisé ou que tu es coach de vie.


La structure selon laquelle le contrat est délivré


Comme pour tout contrat, devis freelance ou conditions générales de vente quand tu es entrepreneuse, il faut mettre tes informations d’entreprise. Ce sont elles qui vont permettre à ta clientèle d’avoir la certitude que tu es en règle.

Que tu sois sous entreprise individuelle, SASU ou encore SARL, c’est nécessaire de mettre toutes ces informations afin de contractualiser et de formaliser la collaboration avec ta cliente.


Les sujets abordés


Il n’est pas utile de mettre les thématiques qui seront abordées dans les moindres détails, mais c’est tout de même essentiel de parler des sujets que tu vas couvrir dans ton contrat de coaching.


Pourquoi ?

Tout simplement pour que vous soyez sur la même longueur d’ondes avec ta cliente. Si elle s’attendait à voir X sujet et que tu ne lui parles que de Y, il y a de grandes chances qu’elle soit déçue par ton coaching.


Tu aimerais recevoir un Mojito alcoolisé alors que tu avais demandé une version sans alcool ? I don’t think so. C’est la même chose pour la personne en face que tu vas aider : elle veut savoir exactement sur quels sujets tu vas apporter ton expertise dans ton coaching individuel. Et puis elle s’attend à être seule alors que tu fais du coaching de groupe où tu t’appuies sur l’intelligence collective, ça risque de coincer.


Les attentes de la clientèle vis à vis de l’accompagnement


Après les sujets abordés, délimite bien les attentes de ta cliente et tes livrables.

Ça serait bête qu’elle imagine qu’à la fin tu vas lui donner ou laisser :

  • ta méthode de coaching ;

  • l’espace de travail collaboratif que tu as réalisé pour elle ;

  • tes outils et toutes tes réflexions ;

  • tout ton carnet d’adresse ;

  • la recette secrète de ta grand-mère pour les meilleurs cookies de la Terre.


Bref, tu as compris, il faut absolument que tu poses une limite claire sur :

  • les limites à ne pas dépasser (des deux côtés d’ailleurs) ;

  • les moyens que tu mets en œuvre pour aider l’autre partie ;

  • les efforts que l’autre partie doit faire pour avancer en suivant tes outils ;

  • les choses que tu vas livrer à la fin ou pendant l’accompagnement ;

  • ta manière de mesurer les résultats ;

  • les objectifs (réalisables) que vous allez chercher à atteindre ensemble.


La liste peut être longue. Pus tu cadres juridiquement votre relation, le mieux cela sera pour les deux parties et l’évolution professionnelle ou personnelle de ta cliente.


Deux entrepreneuses se tiennent dans une réunion. L’une, debout devant un tableau blanc, fait du coaching d’équipe devant des statistiques sur un autre écran blanc. Sur la table se trouvent des ordinateurs portables, des feuilles et des tasses de café.
Crédits : Pavel Danilyuk - Pexels


Les clauses d’interruption de l’accompagnement


Parfois la vie n’est pas rose, et le coaching non plus. Comme pour les conditions générales de vente qui te permettent de te retirer lorsque la collaboration n’est plus soutenable, tu dois mettre les clauses d’arrêt et donc définir le cadre du caoching.

  • Est-ce lorsque la personne ne se présente pas deux fois de suite à sa séance d’accompagnement personnalisé ?

  • Est-ce quand elle t’envoie des messages tous les jours après 23 h et attend une réponse immédiate ?


À toi de définir les clauses d’interruption dans ton contrat de coaching et les conditions d’annulation ou de report des séances.


3 raisons d’avoir un contrat de coaching


Pourquoi rédiger un contrat de coaching ? Peut-être que tu ne vois pas le mal et que tu te dis que tes accompagnantes sont toutes super sympas, tellement que tu pourrais aller siroter une Pinacolada avec elles.


En plus de protéger ton activité de coach, le contrat te permet de :

  • montrer ton expertise,

  • de proposer une expérience client de qualité,

  • d’attirer des personnes sérieuses.

Tu adoptes une vraie posture de coach professionnel ou personnel qui supervise l’évolution de ta cliente, sait clarifier son expertise, pose les bonnes questions et met en place un vrai travail de fond.


1. Montrer ton sérieux et avoir une bonne expérience client